• Petit livre d'impatience aux Editions du Petit Pavé

    Petit livre d’impatience

    Bernard PERROY, né à Nantes en 1960, poursuit une double vocation de frère consacré et de poète. Il est l’auteur d’une dizaine de recueils.
    Ce Petit Livre d’impatience ne dissimule pas les doutes de son auteur. D’où les nombreuses questions que pose Bernard Perroyé: ce n’est pas de la voix qu’il doute, mais de ses propres forces. Est-il suffisamment désencombré, suffisamment scrupuleux, attentif ? Le livre devient alors un dialogue, un dialogue fertile, avec cette voix / qui (le) désire / toujours plus libre. L’impatience est évidente, elle est inévitable, mais elle ne serait qu’une preuve de plus de notre avidité si elle n’était tempérée par la patience. C’est cette tension qui anime tout le livre.
    Extrait de la Préface de Pierre Dhainaut

    é paix dans les brisements,
    et ce chant de certitude é l’ombre de nos doutes,
    bien au-delà de ce qui dort
    parmi les ors du jour,
    bien au-delà de toutes nos routes
    et de tout mot,
    de toute mort et de tout bien?
    Ce cri intègre qui monte des épousailles
    du sang, de la salive et de la glaise
    et de leur lot d’incomplétude,
    avec cet espace du ciel,
    dedans ou dehors, mal connu,
    pressenti comme un suintement de grâce
    ou de lumière
    qui perle é la surface de tout
    comme au petit matin
    la multiple et fragile incandescence de la rosée

    12,00
  • Ombres portées

    Ombres portées, ombres errantes

    Ombres portées, ombres errantes propose une poésie d’une grande tenue et d’une grande tension, une écriture épurée, ascétique. Déjà dans La Nuit, l’autre (1996), Michel Passelergue se référait à Cioran et à cette angoisse infuse qui nous tient lieu et de science et d’intuition. Ici, la brûlure des images enflamme une économie de l’obscuré; l’insolite dit é voix rauque, elliptique, l’essentiel de notre condition, l’état de sursis permanent qui est notre lot ; c’est une œuvre réfléchie, exigeante, austère, où l’on serait bien en peine de relever le moindre relâchement pour dire le travail sans relâche de la mort dans le vif. La force de cette vision qui ne s’écarte jamais de sa visée est impressionnante.

    J.H

    12,00
  • La Citadelle effondrée

    La Citadelle effondrée, suivi de la Cinquième saison

    La Citadelle effondrée, suivi de La Cinquième Saison, est son sixième livre de poésie. Centré sur la perte brutale et irréparable de l’être cher, le poète Bernard Desmaretz, ce diptyque fait entendre deux tonalités différentes. Du premier ensemble se dégage, avec la force d’une douce clarté sur un fond tendu de deuil et d’obscurité, l’aura bienveillante et rassurante de l’être tendrement aimé. Dans le second, la figure lumineuse de Bernard s’efface, tandis que s’impose celle – âpre et sombre – de Marie, dont la constance dit l’amour déchiré dans un lamento pathétique et pudique.

    Les noms de Marie et Bernard Desmaretz sont inséparables de la revue très importante de Poésie ” Retro-Viseur ” – 114 numéros publiés jusqu’en décembre 2009, date de cessation de la publication. Ce recueil de Marie Desmaretz est né du choc provoqué par la brutale disparition de son époux Bernard, animateur de la revue “Rétro-Viseur” fondée par le poète Pierre Vaast.

    Comme des buis de sagesse – entre nigelles et bleuets bohémiens – nous voulions seulement tranquillement grandir.
    A la cadence des soleils et des pluies habanéras.

    Un arbre geint, nauséeux, dans la houle forte de l’hiver.
    écorchée, elle écoute sa misère et celle, métallique, de la barrière.
    C est sa propre plainte – elle ne le sait que trop – qui lui rend écho.

    12,00
  • La Traversée aveugle aux Editions du Petit Pavé

    La Traversée aveugle

    Entre l’opaque et le transparent la traversée aveugle
    Les murs muets
    Les chambres vides
    Les impasses oé tu te fourvoies
    Bras ouverts

    * * *

    Lueurs errantes, reflets perdus
    De cette boue jaune, le cloaque
    Oé tu marches chaussé d’argile
    Terrestre jusqu’au bout

    Roger GONNET, poéte et peintre, a toujours été attiré par la lumiére, la verticalité, l’idéalé mais n’a jamais cessé de s’interroger sur la difficulté de vivre pour une conscience d’homme, n’a jamais détourné les yeux de la réalité du destin humain. Témoin des traces laissées dans la décoloration de l’obscur, il est attentif é ce qui apparaét fugitivement sous l’éclair, et qui donne sens au parcours.
    La Traversée aveugle nous parle, avec la secréte mélancolie d’un souffle économe et maétrisé, de notre chemin de vie, é tous et é chacun. Ce recueil, tout entier tendu entre lucidité et dignité, sensible é é l’élan déchiré é que traduit l’image juste, nous offre une poésie existentielle, méditative et humaine, qui sait s’affirmer avec force sans jamais forcer la voix.

    12,00
  • Capture de l'invisible aux Editions du Petit Pavé

    Capture de l’invisible

    Presse-toi de nommer rien n’attend mais tout persiste dans l’immobilité des pierres *** Elle est là maintenant la parole à vivre dans le rythme et sous les pas Au fil des heures nos yeux fixent les voiles de l’aurore révélant l’éphémère Katty VERNY-DUGELAY est l’auteur d’une dizaine de recueils ; présente dans plusieurs anthologies, active dans diverses Associations de poésie, elle est engagée dans des mouvements humanitaires. Languedocienne de naissance, elle a grandi « sous la houle des vignes et des oliviers » ; son histoire personnelle a aiguisé sa sensibilité pour la musique, pour la peinture, ainsi que pour l’art du Japon. Sa poésie fait entendre « la pulsion du poème arrachée au frisson des choses » ; elle trace ce chemin fragile et précieux sur lequel « nous avançons avec nos chants incertains ».

    10,00
  • La Chambre impondérable aux Editions du Petit Pavé

    La Chambre impondérable

    Quelle flèche exaspère la nuit dans ton cœur ?…
    Cœur navré, transpercé d’étoiles si glacées
    Qu’elles ont su clouer l’espace salvateur
    Dans tes yeux las, semés de peurs inconsolées !

    * * *

    Quel souffle te soulève encore, âme meurtrie ?…
    Quand passe sur le soir, sur la vie affaiblie,
    Sur ces frêles vaisseaux de fine verrerie,
    L’intime appel des îles de mélancolie…

    Jean Hourlier se veut poète, essentiellement poète. Les influences majeures qu’il revendique sont celles de Mallarmé et de Valéry. Il pense que à l’incantation est œuvre de décantation, mais aussi que les élaborations lucides de la conscience ne seraient rien sans les déliaisons éblouissantes de l’inconscient. Il estime que  la poésie vise l’arrière-sens. Il constate que les époques basses ne souffrent pas le haut langage. Il est convaincu que à la poésie n’est pas hors de la poésie, mais dans le cœur serré du Poème. Sa poésie est à la recherche d’une forme impeccable, susceptible d’agir comme un excitant psychique…

    12,00
  • Corps éphémère aux Editions du Petit Pavé

    Corps éphémère

    Telle la pierre
    évidée par le temps

    accueille simplement le monde
    comme une part de toi-même

    Ne cherche pas au-delà

    Si tu laisses au rivage
    la peur
    les amarres qui te retiennent

    il n’est plus d’obstacle
    et l’horizon te grandit

    Sans masque
    tu adhères à la vie

    12,00
  • Insaisissable - suivi de Désir de mon désert aux Editions du Petit Pavé

    Insaisissable – suivi de Désir de mon désert

    Je ne suis qu’une ombre parmi les ombres et vous cherchez la Lumière.
    Cette Lumière vous la trouverez au plus profond de vous-même, en cette irrécusable part de l’être qui prend sa source en la pureté même de l’Origine et va se perdre, en ce temps même, é travers et par-delà les aléas de la durée, en cela qui secrètement déjà, en dehors de nous comme en nous-mêmes aussi, s’éternise.

    M. C.

    12,00
  • Recueillement (1985-1986) aux Editions du Petit Pavé

    Recueillement (1985-1986)

    « Recueillement est né comme un acte intérieur de résistance et de témoignage. Gardant l’empreinte d’une expérience ineffaçable, ce sont des poèmes de retour à la lumière d’enfance, l’écho d’une flamme, un signe vers l’ailleurs. Recueillement demeurera mon chant des profondeurs. Qu’il puisse rejoindre ceux qui cherchent dans les méandres du monde, incliner le regard du côté du mystère et laisser la trace, dans la neige du silence, du pas de l’Ami. »

    8,00
  • Près des sources cruelles

    Près des sources cruelles, Où boivent les poèmes aventureux

    Au croisement d’une inspiration réaliste, jusqu’é la conscience douloureuse et tragique, et d’une inspiration onirique, jusqu’é l’émerveillement menacé et farouche, se concentre l’étrange matière de Prés des Sources cruelles.

    Le vers libre et aventureux, en contestation avec lui-même dans son acclimatation des contraintes exquises, y côtoie le vers classique, é la belle ordonnance constamment bousculée par l’image insolente.

    Et, parcourant tout le recueil, l’exigence s’émeut d’une éthique de vérité, de combat et de fraternité

    Le premier poème :

    Ami lecteur,

    puisses-tu être mon dissemblable,
    et mon ennemi.

    La parole qui vient é toi
    est une parole sincère,
    qui se masque pour te défier,
    et pour que tu arraches
    le masque qui colle é son visage,
    et qu’ainsi tes mains saignent
    d’un sang étranger.

    Ami lecteur,
    puisses-tu être ton dissemblable,
    et ton propre ennemi,
    afin que tu habites
    dans la distance entre toi et toi,
    où nous nous rejoignons.

    Cholet, 10 mars 2004

    12,00
  • L’œil définitif aux Editions du Petit Pavé

    L’œil définitif

    A la recherche d’une forme impeccable, et susceptible d’agir comme un excitant psychique, Jean Hourlier propose ici une poésie dense et mystérieuse, qui fait entendre l’inouï de la langue. Son œuvre, éclairée parfois de visions merveilleuses, sonde avec gravité le drame de l’éros poétique et le tragique de la condition humaine.

    Connue comme une introduction au chant secret, la conférence guide le lecteur sur le chemin d’une autre poésie pour aujourd’hui.

    11,00