• Périphéries Mélancoliques

    Périphéries Mélancoliques

    Soubresauts, éclosions soudaines d’une sensibilité jusque-là ignorée, produit d’une météo intérieure, elles sont là, et nourrissent ce petit recueil de l’imprévisible, comme une pluie d’orage, inattendue.
    Endormies ou brutalement réveillées, sans raison, dans un incompréhensible sursaut, elles viennent, à l’improviste, chatouiller une paume devenue inerte par la paresse cumulée de multiples instants.
    Non invitées, elles s’obstinent à devenir mes compagnes d’habitude.
    Discrètement, elles toquent aux textes, s’excusant – presque – du dérangement, mais m’ostracisent, provisoirement, du monde.
    Ces périphéries mélancoliques – car il faut bien les nommer – proches ou, parfois, plus sournoisement lointaines, petites sœurs du quotidien, cheminent, le temps d’une lecture, dans la chevelure de ces pages, comme un chagrin d’existence incompris mais tenace.

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  • Œil de l'arbre

    Œil de l’arbre

    Jean-Noël GUÉNO a été mal élevé : on ne lui a pas appris « l’arrogance, le mépris des autres », on ne lui a pas « forgé, dans un monde de brutes affamées de pouvoir, une mentalité de tueur ».
    À mauvaise éducation, poète intègre, révolté, incapable de compromissions. Fidèle, qui « vibre de ses amis » : Cadou, Rousselot, « puis une multitude bigarrée comme la vie, poètes de plein vent, souvent des enragés de l’âme, jamais des faiseurs, des poseurs, des bateleurs de vent médiatique ».
    Sa poésie est forte de sa pureté : beaucoup de blanc, très peu de mots, jamais un mot de trop.
    Jean-Noël GUÉNO est une voix, une voix dense. Frappe chez lui la centration spirituelle sur un noyau dur, psychiquement inentamable, la concentration lapidaire de son écriture, la cohérence, la consubstantialité de son éthique et de son esthétique.
    Dans un règne d’imposture, Jean-Noël GUÉNO fait partie de ceux qui ne trichent pas.
    J. H.

    12,00 €
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  • Délits d'encre n°48 - Le printemps de poésie

    Délits d’encre n°48 – Le printemps de poésie

    « Gavroche » Essai – Critique – Pensée
    Voyage en Terre de Liberté
    de Dominique SUREAU

    « Grognard » Archives – Témoignage – Relique
    Manifeste pour une poésie sociale
    de Daniel BROCHARD

    « Gribouille » Littérature – Découverte – Florilège
    Hommage à Daniel BROCHARD

     

    10,00 €
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  • Sombres Vers Blancs

    Sombres Vers Blancs

    Marie-Anne BRUCH est une drôle de désespérée – une désespérée drôle, qui a beaucoup d’esprit, beaucoup d’humour, noir (et parfois tendre), qui manie la satire sans aigreur et sans méchanceté, qui pratique une autodérision de bon aloi, préservée d’un narcissisme mal venu et mal caché. Une auteure qui ne joue pas à l’auteur, qui est là, lucide, tout au long très présente dans sa vérité, et dans la nôtre, une vérité sans apprêt et sans fards.
    Marie-Anne BRUCH est aussi une poète, qui aime les mots, qui aime jouer avec les mots, et dont la tessiture offre une belle amplitude – de la magie verbale envoûtante à la Mallarmé : Silence lancinant des lassitudes viles // Le solipsiste apprend l’effroi des solitudes (qui évoque le fameux vers « Aboli bibelot d’inanité sonore »), au clin d’oeil réjouissant à Prévert : L’araignée a crié et son cri a régné // Dans la pièce où j’écris ébahie de ce cri (qui rappelle « Un nouveau Pape est appelé à régner. – Araignée ? Quel drôle de nom ! »).
    Dans son excellente Préface, Denis HAMEL a donc bien raison de définir Marie-Anne BRUCH : une mélancolique pour qui [la] voie de salut [est] la vitalité de l’expression.
    J. H.

    8,00 €
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  • Une citadelle

    Une citadelle

    Bâtir une citadelle pour se prémunir du désespoir, du monde des hommes, de l’angoisse de la mort. En son sein reposent les souvenirs des jours paisibles… mais les fantômes et les cauchemars ne cessent d’errer alentour.
    Cette citadelle évoque, également, une vision, celle d’une Nature souveraine où les sentinelles minérales veillent sur la faune et la flore.
    Enfin, gravée dans un recueil, elle s’inscrira dans le temps, car « la chose imprimée porte le sceau de l’achevé et de l’immuable » (E. Jünger, Sur les falaises de marbre).

    12,00 €
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  • L'esprit en sa nuit

    L’esprit en sa nuit

    Nicolas GILLE est un virtuose de la strophe rigoureuse audacieusement rimée, de la stricte observance syntaxique alliée aux déséquilibres métriques raffinés. Aux doigts de ce fin poète, la vie, agitée par l’esprit nocturne, est une dentelle délicate – qui ne cesse de se dire à elle-même et un inépuisable adieu, et son inassouvissable désir d’elle-même. Le lecteur fraternel ne peut qu’être ému jusqu’au tréfonds par le funambulisme si humain de Nicolas GILLE, entre délitescente fragilité mélancolique et indéracinable aveu d’émerveillement.
    J. H.

    14,00 €
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  • Errances Japonaises

    Errances Japonaises

    Le Tanka désigne une forme de poésie courte d’origine japonaise, trouvant naissance avant le VIIe siècle dans une poésie orale, chantée ou récitée lors de cérémonies, de rituels de cour ou dans des échanges amoureux.
    Évoluant avec l’introduction de l’écriture chinoise kanji, le Tanka prend son véritable essor pendant la période Heian (794-1192). Il est considéré comme un ancêtre du haïku (vers légers) apparu seulement au XVIIe siècle. Un millénaire plus tard !
    Amoureux du Japon et passionné par cet art, Kinka nous propose ici à la fois une présentation de cette poésie et un recueil de ses Tankas. Chacun pourra ainsi découvrir l’histoire de cet art ancestral, comprendre comment il se construit et apprendre à en écrire.
    Mais il s’agit surtout d’une invitation à flâner à travers ces pages et ces instants de poésie, répartis en 12 chapitres illustrés par des photographies inédites.

    12,00 €
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  • Contresens

    Contresens

    Contresens, de Jean-Jacques NUEL, est un copieux ensemble de courts textes délicieusement impertinents et insolites, parfois teintés d’une discrète mélancolie, mais plus souvent relevés d’humour noir, de comique de l’absurde, d’ironie à froid.
    Jean-Jacques NUEL est, sans illusions mais sans amertume, un maître tranquille du désabusement heureux distancié, tonique, et particulièrement roboratif.
    De surcroît, la langue – jamais un mot de trop – est ici d’une impeccable économie, et donc d’une parfaite élégance. Les proses ciselées de Contresens sont des « petits » chefs-d’oeuvre.
    J. H.

    15,00 €
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  • Délits d'encre n°46 - Les poétesses ne sont pas des potiches

    Délits d’encre n°46 – Les poétesses ne sont pas des potiches

    « Gavroche » Essai – Critique – Pensée
    Voix de femmes
    par Francis Carpentier

    « Grognard » Archives – Témoignage – Relique
    Marceline Desbordes-Valmore, poétesse

    « Gribouille » Littérature – Découverte – Florilège
    Florilège d’écrits de femmes poètes XX
    éditées au Petit Pavé

     

    10,00 €
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  • Épiage de lumière

    Épiage de lumière

    Voici, mezza voce, et le chant, et le cri d’un cœur à nu.
    Épiage de lumière est dédié à Ariane, compagne aimée aujourd’hui disparue, compagne des merveilles
    : lentement / les réverbères / inventent la nuit / le ciel turquoise / s’estampille d’énigmatiques étoiles // j’avance dans cette solitude / empli de toi / la ville entière palpite / au rythme / de nos rêves.

    Il est un avant et un après le départ de l’être cher. À la césure du recueil, le basculement dans le temps de l’absence est marqué, d’une encre noire nerveusement brossée, par deux larges traces qui se superposent arrimées l’une à l’autre, semblent entraînées au gouffre sous le vertige de la perte, et paradoxalement s’élèvent dans l’expansion d’une ascension commune.

    Marc GRATAS, artiste, est un poète élégant, qui sait choisir ses mots avec sûreté, et ses silences avec justesse. Une sensibilité, à la fois intense et délicate, affleure dans un frémissement, ou bien s’enchante et s’exalte de rêverie désirante, ou encore s’assombrit sous un voile pudiquement élégiaque. À l’unisson, le lecteur vibre, ou sent son cœur se serrer…

    J.H.

    10,00 €
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  • Délits d'encre n°45 - Pétrus Borel, le Lycanthrope

    Délits d’encre n°45 – Pétrus Borel, le Lycanthrope

    « Gavroche » Essai – Critique – Pensée
    Un Romantique frénétique injustement oublié
    par Hugues Béesau

    « Grognard » Archives – Témoignage – Relique
    Pétrus Borel, le Bous Émissaire du romantisme
    par André Breton

    « Gribouille » Littérature – Découverte – Florilège
    L’obélisque de Louqsor de Pétrus Borel
    texte paru en 1836 dans un journal algérien

     

    10,00 €
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  • Heures et couleurs de Loire

    Heures et couleurs de Loire

    Le livre des cinquante ans. Depuis un demi-siècle, fréquentation passionnée d’un riverain de la Loire, observation et marche quotidiennes, imprégnation, heure
    après heure, saison après saison, de ses humeurs, de ses couleurs.
    Impossible sans doute de connaître le fleuve royal sous toutes ses facettes mais c’est un réel bonheur de dévoiler une palette de ses incessantes variations dans les pages de ce livre-hommage.
    Que l’on parcourt la Loire du Mont Gerbier de Jonc à l’Océan Atlantique, ses eaux, constamment changeantes, se renouvellent à chaque méandre et honorent magnifiquement chaque village traversé.
    À la Pointe-Bouchemaine comme partout ailleurs, Loire exalte ses féeries.

    25,00 €
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