La guerre de Cent ans oppose de 1337 à 1453 le royaume de France à celui d’Angleterre et sera marquée par de nombreux conflits et batailles. Parmi les plus célèbres (Azincourt, Orléans…), celle qui oppose le 19 septembre 1356 Jean Le Bon, roi de France et Edouard le Prince Noir, prince de Galles et héritier d’Angleterre, sonne parfois comme une légende.
Les Français sont en surnombre, connaissent le terrain, et sont menés par le Roi lui-même. Les Anglais devraient être facilement vaincus, mais des erreurs de stratégies, des hasards de routes et de géographie vont offrir l’une des plus belles victoires à l’Angleterre capturant une grande partie de la noblesse française dont le roi et son héritier.
Cette défaite française entraînera l’affaiblissement de la couronne de France et le prolongement de la guerre pour plus de cent ans.
Ce qu’on ignore parfois, c’est que cette bataille s’est déroulée aux portes de Poitiers, dans des conditions assez floues. Nombreux chroniqueurs de l’époque et historiens du XIXe siècle ont tenté de découvrir la vérité sur cette bataille légendaire.
C’est l’histoire de ces recherches qui est présentée ici : Froissart qui, au XVIe siècle, localise la bataille à Beaumont-Maupertuis ; Villani à La Tricherie ; les notables poitevins qui, au XIXe siècle, remettent en cause cet emplacement ; le colonel Babinet qui, en 1883, place les combats au sud-est de la capitale à Nouaillé (devenu depuis en référence Nouaillé-Maupertuis)…
Mais de nombreuses zones d’ombre demeurent encore : le jour de la bataille, la conduite d’un prisonnier à Châtellerault, mais aussi le dîner pris à Savigny-Lévescault ou Gizay dans un lieu méconnu, le mouvement des troupes anglaises le mardi 20…
Mai-Juin 1940, des mois qui évoquent des heures tragiques au niveau national mais qui ont aussi laissé de sombres souvenirs au plan local. C’est ce que cette étude veut rappeler plusieurs décennies après les faits, à partir de témoignages et sources de l’époque.
Pour beaucoup ce fut ici, aux Ponts-de-Cé, le passage de la Loire pendant l’exode que le poème C de Louis Aragon évoque peut-être encore pour certains. Ce que l’on connait moins c’est le
combat des tirailleurs sénégalais du 19 au 21 juin 40 rapidement occulté alors que la lutte des cadets de Saumur à quelques kilomètres de là a pris valeur de symbole national.
Il ne s’agit en aucun cas de rivaliser, de comparer ces deux lieux angevins de résistance militaire mais plutôt, par devoir d’histoire, de ne pas oublier le combat héroïque de ces combattants d’Afrique dont quelques-uns ont laissé leur vie sur les rives de la Loire.
Cet ouvrage remet en valeur les traces qu’a laissées cette guerre dans l’Ouest de la France. D’abord en relatant l’histoire de ces grands héros, comme le général Chanzy, les hommes mobilisés (les « Moblots »), ou les francs-tireurs…
Puis en parcourant les cimetières, parcs, places de nos villes et villages de l’Ouest de la France, à la recherche des statues, monuments et autres marques de commémorations de cette guerre souvent oubliée.
C’est aussi le parcours personnel de son auteur, randonneur insatiable des villes, photographe de statues et de plaques commémoratives, de cimetières… ce qui lui permet d’appréhender le passé pour comprendre le présent et le partager.
L’histoire d’un vétéran des essais nucléaires, qui comme tant d’autre a servi la Nation au péril de sa santé, de sa vie, sans aucune reconnaissance de cette derniére…