Une tempête d’équinoxe précipite le naufrage de l’île de Noirmoutier grignotée par l’inexorable montée des eaux de l’Atlantique. Lorsque Pouli débarque pour une série de reportages sur la reconstruction, commandée en sous main par des stratèges du BTP, l’eau a décapé les faux semblants. Dans le petit paradis touristique, des tensions longtemps tenues sous le boisseau par l’illusion du développement à marche forcée refont surface. Avec sa vieille copine écolo, la mystérieuse Tinhinan, il se frotte aux ambitions mégalomanes du maire lancé dans un chantier pharaonique pour arracher l’île à l’emprise de l’Océan. Mais l’eau salée fraye son chemin en silence dans l’argile des marais et menace son beau projet immobilier sous le regard cynique des marchands de béton…
A l’heure des Grands débats, des nouvelles communes, des grands discours sur le développement durable et la démocratie participative. À l’anniversaire de la grosse colère des Gilets jaunes en 2018, après le vrai-faux Grand débat de 2019 et à la veille des élections locales de mars 2020, c’est une approche inédite des « espèces d’espaces » périphériques qui est proposée ici, à partir du cas représentatif d’une collectivité du périurbain nantais, entre Sillon de Bretagne et Estuaire de la Loire. Point par point, cet audit passe au scanner géographique le territoire de cette communauté de communes, entre Nantes et
Saint-Nazaire.
Il commence par l’examen de l’espace perçu, celui des paysages, du relief et de sa géologie, du climat, de l’hydrographie, des représentations du territoire dans la littérature, l’histoire locale et le marketing touristique. Ce faisant, il se démarque d’emblée du tableau habituel de l’espace conçu tracé par les aménageurs à l’usage des décideurs, moyens élus et financeurs.